Le premier axe

Le premier axe consiste à simuler les dispersions en mer pour identifier les sites d’usages (baignade et zone de production conchylicole) susceptibles d’être affectés par une contamination des eaux littorales, en fonction des conditions rencontrées (météo, marée…). Cet outil se présente sous la forme d’un catalogue de scénarios. Il a été développé, sur le territoire des Côtiers Granvillais, sous une interface informatique, nommée SAERS (Système d’Aide à l’Evaluation des Risques Sanitaires). Quelle que soit la forme sous laquelle il se présente, cet outil permet de visualiser l’intensité du phénomène de contamination sur chaque site d’usage et sa durée.

Il présente un intérêt indéniable pour l’information et la prévention des usagers, en permettant aux collectivités de déterminer les dispositions qui paraissent le plus adaptées par rapport à la situation rencontrée et qui peuvent aller jusqu’à la réglementation des usages, via une interdiction temporaire de la pratique de ces usages. Grâce à cet outil, les élus disposeront d’une aide précieuse dans l’exercice parfois délicat de la prise de décision. Cette décision difficile à prendre, mais ô combien indispensable pour préserver la santé des usagers, doit être fondée lorsqu’elle ne peut être évitée, sur une évaluation du risque sanitaire encouru compte tenu de la situation rencontrée. Cet outil a été testé au cours de la saison estivale 2009 suite à un dysfonctionnement du système de collecte des eaux usées sur le bassin versant d’Hacqueville et suite aux fortes précipitations qui se sont abattues sur la baie de Granville-Jullouville, début août. Ce test a été concluant et a permis de limiter le nombre de plages soumis à une interdiction temporaire de la pratique de la baignade.

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Le second axe