Qu’appelle-t-on pollution microbiologique ?
La pollution microbiologique des eaux est le terme utilisé pour désigner la présence de bactéries et virus. Invisibles à l’œil nu, ces microorganismes à l’origine de contamination des eaux littorales, proviennent d’hommes ou d’animaux qui hébergent dans leur appareil digestif, une quantité considérable de bactéries, voire de virus.
Évacués de l’organisme via les selles ou les urines, certains d’entre eux peuvent après contamination de coquillages ou ingestion d’eaux souillées, entraîner des pathologies plus ou moins bénignes chez l’homme.
Dans un souci de protection de la santé des usagers et pour pouvoir les informer des risques de contamination, un indicateur de contamination a été retenu : la bactérie nommée Escherichia Coli, non pathogène mais dont la présence en nombre doit alerter sur une contamination d’origine fécale.
On trouve 1 million de germes (bactéries, virus, parasites) dans 1 litre d’eau de ruissellement et 1 milliard de bactéries fécales dans 1 seul litre d’eaux usées domestiques. Bien que les germes disparaissent naturellement en quelques jours (sous le rayonnement solaire (UV) pénétrant dans les rivières aux eaux claires, en surface de la mer et dans des « lagunes » naturelles placées en aval des stations d’épuration), leur puissance contaminante est très élevée. Pour exemple, 1 m3 d’eau usées brutes suffit à polluer 50 000 m3 d’eau de mer.
Et les algues vertes dans tout ça…
Contrairement aux côtes bretonnes, la problématique des algues vertes sur la côte ouest du Cotentin n’en est pas vraiment une… Ces phénomènes qui existent depuis plus de 20 ans sur le territoire normand, résultent notamment d’une concentration élevée de l’eau de mer en nutriments, et particulièrement en azote. Contrairement aux côtes bretonnes, les quantités d’algues échouées dans le Département e la Manche sont nettement moins importantes. Ces phénomènes y sont même en phase de stabilisation, voire de décroissance notamment grâce aux actions de régularisation des élevages intensifs et à la limitation de la fertilisation azotée. C’est notamment le cas sur le territoire du SMBCG, qui au travers ses actions de reconquête de la qualité de l’eau, œuvre pour réduire les apports azotés à la mer.